Published On:12-Oct-17

Sécurité alimentaire-Garant de l’essor de l’exportation

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Une meilleure sécurisation des produits destinés au marché international est d’une importance cruciale pour garantir la pérennité du secteur de l’exportation. Le ministre du Commerce et de la Consommation, Nourdine Chabani, a souligné la nécessité de se conformer aux normes pour les produits locaux voués à l’exportation, par respect des accords signé par le pays dans ce cadre-ci.

 

Le représentant résident de la FAO à Madagascar, Patrice Talla Takoukam, a rendu visite au ministre du Commerce et de la Consommation, Nourdine Chabani, hier matin pour le féliciter de sa nouvelle nomination mais aussi, discuter des projets entrepris par cet organisme onusien dans le domaine de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. A cet effet, le ministre Nourdine Chabani a rassuré que le domaine de l’exportation n’est pas affecté par l’épidémie de peste. D’ailleurs, l’on retrouve là l’enjeu majeur de garantir les normes et la qualité des produits voués à l’exportation afin de rassurer les partenaires commerciaux de la Grande île. Parfois, les produits malagasy sont en effet labélisés comme hors norme mais avec ce soutien de la FAO, l’image du pays sur le marché international pourra sans doute s’améliorer.

 

Dans le contexte mondial actuel, les marchés existants deviennent de plus en plus exigeants et les consommateurs requièrent souvent la traçabilité des différents produits achetés. Avec le Codex alimentarius, les techniciens locaux pourront faire le tri des produits à exporter plus convenablement. De nos jours, « les importateurs s’assurent que les aliments qu'ils commandent correspondent bien aux spécifications du Codex. La référence aux normes du Codex relatives à la sécurité sanitaire des aliments dans l'Accord de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) sur l'application des mesures sanitaires et phytosanitaires (Accord SPS) montre que le Codex joue un rôle de plus en plus important dans le règlement des différends commerciaux », explique-t-on du côté de la FAO.

 

Renforcement des capacités

 

Afin de s’assurer que les normes et qualité soient respectées comme se devant de l’être, les techniciens locaux issus de divers ministères ont bénéficié de formations plus adéquates et appropriées à la conjoncture qui se présente actuellement. Comme l’explique d’ailleurs Patrice Talla Takoukam, durant les 3 dernières années, un projet régional destiné à l’Afrique australe portant sur la sécurité sanitaire des aliments, la santé animale et la protection des végétaux a été entrepris dont Madagascar a pu bénéficier à travers le fonds de solidarité africain. « Une équipe multidisciplinaire a été mis en place dans le pays comprenant tous les ministères techniques, y compris le ministère du Commerce. Globalement, il y a eu des politiques élaborées pendant sa mise en œuvre et il y a eu des sessions de formation sur les 3 domaines à Madagascar pour renforcer les capacités institutionnelles », informe-t-il. Des séries d’ateliers et de formations ont été organisées pour s’assurer que ces nouvelles normes fassent tâche d’huile dans les diverses institutions surtout, le ministère auprès de la Présidence en charge de l’Agriculture et de l’Elevage (MPAE).

 

Racl.R