Published On:12-Oct-17

Organisations de la société civile-Aucune présence sur le terrain

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Mardi dernier, le Sefafi, une des plus grandes entités de la société civile du pays a publié une analyse portant sur la communication gouvernementale. Une vision élitiste qui ne correspondait en rien avec la réalité vécue par la majorité des Malgaches. Ce qui, au final, conduit à dire que la plupart des organisations de société civile n’a pas une présence sur le terrain et préfère effectuer des discussions intellectuelles basées sur des théories théoriciennes et non, sur la réalité sociale du pays. Hier encore, le député élu dans le district d’Antananarivo-Atsimondrano, Harijaona Randriamalala, a souligné ce fait devant le micro des journalistes.

 

« A l’approche des élections présidentielles, les membres de la société civile doivent sérieusement réétudier leur rôle et leur responsabilité dans la société malgache. Ils devraient contribuer à l’amélioration de la situation, ne serait-ce que pour soutenir l’éducation électorale qui figure entièrement dans la responsabilité de la société civile », a mentionné ce parlementaire. Et pourtant, étant un homme de terrain, il déplore l’absence des actions concrètes de la part de la société civile à l’avantage de la population. « J’ai fait des descentes dans plusieurs communes et districts et je n’ai jamais vu l’action de la société civile sur place », s’est-il désolé.

 

Une absence sur le terrain et une très forte présence dans des domaines qui ne nécessitent pas tant d’intervention, donc. « Alors qu’ils devraient apprendre aux Malgaches l’exercice du vote, les entités de la société civile sont surtout préoccupées à effectuer des faux débats dans des sujets qui n’en valent pas la peine », s’est-il étonné.

 

A prendre l’exemple du Sefafi toujours, dans une société mitigée par la pauvreté, quel fut l’étonnement en voyant ses recommandations portant sur l’amélioration de la communication gouvernementale et des sites Internet de diverses institutions étatiques. Des suggestions caduques faites dans un pays où seule une minorité a accès à Internet. Ce qui témoigne d’une organisation de sociétés civiles déphasée de la réalité, actuellement à Madagascar.

 

N.H.