Published On:12-Oct-17

Interdit au moins de 18 ans

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Scène d’horreur à Ambodivary Ambohitrarahaba et à Anosiala Ambohidratrimo, mardi après-midi. Le meurtre par la torture d’un garçon de 12 ans est jusqu’à aujourd’hui totalement indescriptible. Les termes tels que sauvage, animal, cruel, atroce ne signifient rien lorsqu’on sait qu’une fillette de 15 ans, accompagnée d’un garçon de 13 ans aurait été l’auteur de ce meurtre doublé d’un vol. Par ailleurs, la scène était carrément indescriptible que les journalistes photographes n’ont pas été autorisés à prendre même un seul cliché. Comment une fille qui, à peine eu ses menstruations, a pu trancher la tête d’un enfant un peu moins âgée avec une hache, lui arracher les yeux, enlever sa sœur pour la relâcher à l’autre bout de la ville avec lesdits yeux ? Cette marque n’est pas anodine dans la mesure où des légendes urbaines toujours comptées dans certains quartiers et régions, racontent la dernière personne ayant été vue par la victime peut être identifiée dans ses yeux. L’histoire est tout simplement incroyable, mais vraie. Même si un adulte encore introuvable aurait commis le crime, comment la fille de 15 ans a pu assister et/ou participer à ce genre d’opération ? Ce crime dépasse l’entendement général et plusieurs citoyens ont encore du mal à croire que des mineurs, plutôt des enfants sont impliqués. Il ne s’agit certainement pas d’une conséquence de la pauvreté, compte tenu du fait qu’il faut être dans un état très avancé pour être capable de tuer un enfant de sang froid. On peut être sur que ces enfants ont déjà visionné des films strictement interdits au moins de 18 ans, lesquels contiennent des images violentes et même choquantes, et dans ce cas, des scènes de décapitation à ne reproduire sous aucun prétexte. Ces gosses voulaient visiblement devenir riches en un clin d’œil, comme dans les films où des gangsters braquaient des maisons et repartaient avec un gros butin. Ces enfants étaient visiblement avancés par rapport à leur âge pour savoir que personne ne soupçonnerait de simples enfants venus jouer avec d’autres gamins. Tout le monde avait baissé leur garde, laissant ainsi le champ libre pour sacrifier leur innocence en vue de réaliser leurs rêves les plus fous. A l’heure actuelle, on peut être sûr que ces enfants savent très bien qu’ils risquent, au pire des cas, se retrouver avec les « zaza maditra ». On se croirait dans un film d’horreur et cela rappelle qu’on ne vit pas dans le monde des Bisounours. Par les temps qui courent, vu la somme d’argent détenue au domicile, vu le renvoi de l’employé de maison pour vol et diverses mésententes, comment des parents normalement constitués et avisés ont pu laisser leurs deux petits tous seuls à la maison ? Même s’il existe une réponse valable à cette question, comment les parents des victimes ont pu oublier d’aviser leurs enfants de n’ouvrir personne sous aucun prétexte ? Il faut croire que ces gens ne se méfiaient de rien et n’ont jamais vu les films interdits au moins de 18 ans que visionnaient les prétendus auteurs du crime et du vol.  

 

Laza Marovola