Published On:12-Oct-17

Gestion des forêts-Haro sur les coupes incontrôlées de bois

Share This
TAGS

Comment contrôler les coupes illégales de bois dans nos forêts ? C’est une question qui, jusque-là, reste une énigme. L’Etat, à travers le ministère responsable, devrait trouver une meilleure solution pour éradiquer le phénomène de la déforestation. Et pour cause, chaque année, la Grande île perd environ 36 000 Ha de forêt à cause des coupes illégales de bois destinées à l’usage humaine.

 

Notons que le pays compte des exploitants forestiers légaux, mais beaucoup opèrent également dans le noir et tirent profit de ce commerce illicite. D’après les dernières statistiques, Madagascar compte à peu près 282 agents forestiers appelés à exercer sur tout le territoire national. Augmenter leur nombre serait-il une solution ? Selon la norme dans les pays développés, un ingénieur forestier travaille avec au moins 14 techniciens mais dans le pays, un ingénieur travail avec 0,8 technicien c’est-à-dire, il y a certaines zones où les agents forestiers travaillent sans collaborateur. Dans certains cas, comme à Maevatanana, un agent s’est même perdu dans la forêt. De l’île verte à l’île rouge, la situation est critique à Madagascar !

 

Dans l’espoir de pallier ce problème, des organismes internationaux comme le WWF travaillent de concert avec diverses associations locales au niveau des zones de coupe. Objectif, sensibiliser les exploitants forestiers sur la nécessité de passer au stade de la coupe modérée. Les habitants d’Andrafaikona, un village de 1 900 âmes sis dans le district de Vohémar, la coupe incontrôlée de bois en fait reste d’actualité. Aussi, les habitants se sont-ils regroupés en une organisation communautaire afin de contrôler efficacement la coupe de bois au niveau de leur localité. La solution identifiée est d’instaurer des permis de coupe délivrés sur place et ce, à des fins utilitaires et non commerciale. Désormais, les coupes s’y font sous la surveillance de la police de la forêt suivant les normes et réglementations de l’administration forestière. Résultat, cette commune rurale ne délivre aucun permis de construire si le bois utilisé ne comporte pas un permis de coupe délivré par ladite organisation communautaire.

 

Guetter les brebis galeuses

 

Sasibe dit Zafilahy, président de l’organisation AMTI explique que « la délivrance de permis de coupe contribue au renflouement des caisses de la communauté ». La commune d’Andrafaikona profite de ces retombées pécuniaires pour financer les patrouilles ainsi que les projets de reboisement. En tout cas, le système qui consiste à regrouper les villageois en une coopérative ou association constitue une solution, certes. Mais va-t-il résoudre le problème des exploitations illégales ? Car les sensibilisations sont souvent menées à l’endroit des acteurs règlementaires ; pour signifier qu’aucune solution n’a jusqu’ici été trouvée  pour traquer les exploitants illégaux.

 

Au demeurant, certaines questions cruciales restent sans réponse. Comment un agent peut-il assurer une patrouille sur des milliers d’Ha de forêt ? Ou encore, comment financer de telles patrouilles ?

 

Racl.R