Published On:05-May-18

Dissolution de l’Assemblée nationale : Jean Max Rakotomamonjy donne son feu vert

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L’idée d’une dissolution de l’Assemblée nationale prend de plus en plus du terrain. Les députés pro-régime y sont d’accord, tout autant que les députés de l’opposition. Hier, le président de l’Assemblée nationale lui-même dit ne pas s’opposer à cette idée.

Jean Max Rakotomamonjy, le président de l’Assemblée nationale s’est exprimé hier sur l’idée d’une dissolution de l’Assemblée nationale. Celui qui aura présidé l’Assemblée nationale depuis quatre années, dit ne pas s’opposer à cette idée, ni même au limogeage du Gouvernement. Pour Jean Max Rakotomamonjy, la seule chose à ne pas faire en ce moment, c’est la démission du Président de la République. Le président de l’Assemblée nationale donne ainsi son feu vert quant à la dissolution de l’Assemblée nationale. Chose qui a toute son importance.

En effet, la Constitution dispose qu’il est l’une des personnalités à consulter si le Président de la République veut dissoudre la Chambre basse. L’article 60 de la Constitution dispose en effet. « Le Président de la République peut, après information auprès du Premier ministre, et après consultation des Présidents des Assemblées prononcer la dissolution de l’Assemblée nationale. Les élections générales se tiennent soixante jours au moins et quatre-vingt dix jours au plus après le prononcé de la dissolution. (…) Il ne peut être procédé à une nouvelle dissolution dans les deux années qui suivent ces élections ».

Ainsi donc, si Hery Rajaonarimampianina veut dissoudre l’Assemblée nationale, Jean Max Rakotomamonjy appuiera sa décision. Les députés de l’opposition eux aussi n’ont pas de problème à cette idée de dissolution de la Chambre basse. Pour rappel en effet, ce sont eux qui ont été les premiers à demander la dissolution de cette institution. Leur revendication date déjà de quelques années, après le revers qu’ils sont subi après la requête aux fins de mise en examen et de déchéance du Président de la République en juin 2015.

Pour une partie de l’opinion publique, ce sera aussi une bonne chose à faire. L’Assemblée nationale en effet est gangrénée par des histoires de malversation et de corruption en tout genre. Cela a débuté avec l’élection du Bureau permanent éphémère de Christine Razanamahasoa. L’Assemblée nationale n’est plus vue que comme une Chambre pourrie.

                                                                                                                                                                                                 M.Tsiferana.